Un départ en stage à l’étranger se prépare plusieurs mois à l’avance : convention signée, visa obtenu, logement sécurisé et assurance active doivent tous être en ordre avant l’envol. Avec une organisation claire, vous évitez les blocages de dernière minute et vous partez sereinement.
Trouver le bon stage : la méthode qui fonctionne
Commencez par définir deux paramètres : le domaine professionnel visé et la zone géographique souhaitée. Des plateformes comme ErasmusIntern.org, GoAbroad ou LinkedIn proposent des milliers d’offres dans tous les secteurs. Le service des stages de votre école ou université reste un relais précieux : il connaît les entreprises partenaires et facilite la validation académique du stage.

Quelques points pratiques :
- Adaptez votre CV au standard local (format Europass en Europe, résumé d’une page aux États-Unis)
- Rédigez une lettre de motivation courte, centrée sur ce que vous apportez à l’entreprise
- Anticipez les entretiens vidéo avec un éventuel décalage horaire
Commencez cette recherche au moins six mois avant la date de départ envisagée. Si l’Europe vous attire, les destinations d’Europe pour cet été peuvent vous donner de premières idées de destination.
Convention de stage : le document qui enclenche tout
La convention de stage tripartite (stagiaire, établissement, entreprise d’accueil) est le point de départ de toute mobilité internationale. Sans elle, les autres démarches - visa, assurance groupe, aides financières - ne peuvent pas avancer.
Pour les stages hors Union européenne, le service des relations internationales de votre établissement doit généralement valider la convention en plus du service des stages habituel. Anticipez ce délai supplémentaire.
Visa et autorisation de séjour : planifier selon la destination
La situation varie selon la destination :
Au sein de l’Union européenne : en tant que ressortissant français, vous n’avez pas besoin de visa. Une carte nationale d’identité ou un passeport valide suffisent dans la quasi-totalité des pays membres.
Hors Union européenne : chaque pays fixe ses propres exigences. La demande se dépose auprès de l’ambassade ou du consulat concerné et nécessite en général le passeport valide, la lettre d’acceptation de l’entreprise, un justificatif de ressources et une attestation d’assurance. Les délais d’obtention varient de quelques semaines à plusieurs mois : ne sous-estimez pas cette étape.
Financer son stage à l’étranger
Plusieurs dispositifs permettent de réduire le coût de la mobilité :
Bourse Erasmus+ : ce programme finance aussi bien les stages que les périodes d’études dans les pays européens participants et dans certains pays partenaires. Le montant mensuel varie généralement entre 300 € et 700 € selon la destination. La bourse est cumulable avec une bourse sur critères sociaux et avec l’Aide à la Mobilité Internationale (AMI). Pour connaître les montants exacts applicables à votre situation, contactez le service des relations internationales de votre établissement.
Aide à la Mobilité Internationale (AMI) : aide complémentaire versée par le CNOUS pour les étudiants boursiers partant en mobilité internationale. Elle se cumule avec la bourse Erasmus+.
Aides régionales et institutionnelles : de nombreuses régions et certaines villes abondent les aides nationales. Votre établissement est le meilleur point d’entrée pour les identifier.
Couvrir sa santé et ses risques à l’étranger
C’est souvent la partie la plus sous-estimée de la préparation, jusqu’au jour où une hospitalisation à l’étranger génère une facture considérable.
Dans l’UE, l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse : la Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM) vous donne accès aux soins médicaux publics aux mêmes tarifs que les habitants du pays d’accueil. Demandez-la à votre Caisse d’Assurance Maladie quelques semaines avant le départ. Notez qu’elle ne couvre ni le rapatriement ni la responsabilité civile : vérifiez votre contrat en conséquence.
Hors de ces zones : une assurance santé internationale est indispensable. Elle doit couvrir les frais médicaux et l’hospitalisation, le rapatriement sanitaire et la responsabilité civile. Dans certains pays, c’est même une condition d’obtention du visa : aux États-Unis, le visa J-1 pour stagiaires exige une assurance conforme à des critères précis.
Votre établissement peut proposer une assurance groupe, mais vérifiez qu’elle couvre bien votre destination et la durée complète de votre stage avant de vous y fier.
Obtenir mon devis assurance stageTrouver un logement avant d’arriver
Ne laissez pas le logement pour la dernière minute. Options les plus courantes :
- Logement proposé par l’entreprise : demandez dès la confirmation du stage, certaines entreprises ont des partenariats résidentiels
- Résidences étudiantes : parfois accessibles aux stagiaires, même sans inscription locale
- Colocations via des plateformes locales ou généralistes
- Airbnb pour les premières semaines, le temps de trouver une solution permanente sur place
Contactez votre entreprise d’accueil dès que le stage est confirmé : elle connaît souvent les solutions les plus pratiques pour les stagiaires.
Préparer son budget : les postes à anticiper
Listez chaque dépense prévisible :
- Transport aller-retour et déplacements sur place
- Logement (dépôt de garantie et loyers)
- Nourriture et dépenses du quotidien
- Assurance voyage
- Frais de visa et démarches administratives
- Activités et découvertes culturelles
Prévoyez une réserve pour les imprévus : retard de virement, réparation urgente, changement de billet.
La langue et la culture du pays d’accueil
Même si votre stage se déroule en anglais, quelques heures passées sur la langue locale avant le départ transforment votre quotidien sur place. Des applications comme Duolingo ou Babbel permettent une progression régulière. Pour un séjour de plusieurs mois, un cours de langue intensif avant le départ reste un bon investissement.
Partir en stage à l’étranger, c’est aussi apprendre à lire une culture de l’intérieur. Une réflexion que nous prolongeons dans voyager pour comprendre, pas seulement pour voir.
Documents à emporter : la check-list avant départ
Avant de boucler votre valise, vérifiez que vous avez bien :
- Passeport valide (contrôlez la durée de validité exigée par le pays d’accueil)
- Visa ou titre de séjour si nécessaire
- Convention de stage signée (original et copie numérique)
- Attestation d’assurance voyage (santé, rapatriement, responsabilité civile)
- CEAM si vous partez dans l’UE ou l’EEE
- Lettre d’acceptation ou contrat de l’entreprise
- Copies de diplômes et relevés de notes
- Coordonnées de l’entreprise, du contact RH et de votre logement
- Numéro d’urgence de votre assurance (à enregistrer dans votre téléphone)
Conservez des copies numériques de tous ces documents dans un espace cloud accessible depuis votre téléphone.
FAQ
La CEAM est-elle suffisante pour un stage à l’étranger ?
La CEAM couvre les soins médicaux urgents dans les pays de l’Union européenne, l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse, dans les établissements publics aux tarifs locaux. Elle ne couvre pas le rapatriement ni la responsabilité civile. Pour une couverture complète, une assurance voyage complémentaire reste recommandée selon votre destination et votre contrat.
La bourse Erasmus+ finance-t-elle aussi les stages ?
Oui. La bourse Erasmus+ couvre aussi bien les périodes d’études que les stages dans les pays européens participants et certains pays partenaires. Le montant mensuel varie généralement entre 300 € et 700 € selon la destination. Renseignez-vous auprès du service des relations internationales de votre établissement pour les montants et délais de candidature.
Quels documents faut-il pour obtenir un visa de stage ?
Les pièces généralement demandées sont : passeport valide, lettre d’acceptation de l’entreprise, justificatif de ressources, attestation d’assurance et, selon le pays, la convention de stage. Les exigences varient par pays : consultez l’ambassade ou le consulat concerné bien en avance, les délais pouvant durer de quelques semaines à plusieurs mois.
Faut-il une convention de stage pour partir à l’étranger ?
Oui, dans le cadre d’un stage conventionné. La convention tripartite signée par le stagiaire, l’établissement et l’entreprise d’accueil est le document de base pour toutes les autres démarches. Sans elle, les aides financières (Erasmus+, AMI) et les assurances groupe de votre établissement ne peuvent généralement pas être activées.
Comment trouver un logement pour un stage à l’étranger ?
Commencez par interroger votre entreprise d’accueil : certaines proposent des logements ou ont des partenariats avec des résidences. Votre établissement peut aussi avoir des contacts locaux. Des plateformes généralistes peuvent servir pour les premières semaines, le temps de trouver une colocation sur place.





