S'informer

Financer un tour du monde : 6 conseils pratiques

Anto · 27 décembre 2022 · 0 min de lecture

Passeport, carnet de voyage et tirelire posés sur une carte du monde pour préparer le financement d'un tour du monde
Partager
Sommaire
  1. Quel budget prévoir pour un tour du monde ?
  2. Conseil 1 : Épargner de façon méthodique avant le départ
  3. Conseil 2 : Travailler pendant le voyage
  4. Le Programme Vacances Travail (PVT)
  5. Le volontariat : Workaway, HelpX, WWOOFing
  6. Le freelance et le télétravail
  7. Conseil 3 : Mobiliser son entourage avec une cagnotte
  8. Conseil 4 : Louer son logement pendant l’absence
  9. Conseil 5 : Voyager à moindre coût grâce au tourisme solidaire
  10. Conseil 6 : Le prêt, en dernier recours
  11. FAQ
  12. Combien coûte un tour du monde en moyenne ?
  13. Est-il possible de financer un tour du monde sans épargne préalable ?
  14. Quelle est la meilleure solution pour travailler pendant un tour du monde ?
  15. Faut-il une assurance voyage pour un tour du monde ?
  16. Peut-on sous-louer son appartement pendant un tour du monde ?

Financer un tour du monde est tout à fait possible sans être fortuné, à condition de combiner plusieurs leviers : épargne méthodique avant le départ, revenus générés en voyage et maîtrise des dépenses sur la route. Voici six stratégies concrètes, classées de la plus incontournable à la plus complémentaire.

Quel budget prévoir pour un tour du monde ?

Un tour du monde d’un an représente en moyenne autour de 15 000 € : transports internationaux, hébergements, nourriture, visas et assurance voyage compris. Ce chiffre varie fortement selon le style de voyage et les destinations choisies : l’Asie du Sud-Est ou l’Amérique centrale reviennent bien moins cher que l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou l’Europe du Nord. Définir un itinéraire approximatif dès le départ permet d’estimer l’objectif d’épargne et la durée nécessaire pour l’atteindre.

Conseil 1 : Épargner de façon méthodique avant le départ

Tirelire et carnet de budget sur une table pour préparer l’épargne d’un tour du monde

L’épargne reste le socle du financement. Pour y parvenir sans découragement :

  • Ouvrir un compte dédié uniquement au projet voyage : cela permet d’isoler les fonds, de mesurer l’avancement et d’éviter les dépenses impulsives.
  • Automatiser le virement dès la réception du salaire : 500 € par mois pendant 24 mois représente 12 000 € sans effort de discipline quotidien.
  • Réduire les charges courantes : abonnements peu utilisés, sorties coûteuses, achats non essentiels.
  • Vendre ce qu’on n’emportera pas : meubles, vêtements, matériel électronique via les plateformes de seconde main génèrent souvent plusieurs centaines à quelques milliers d’euros.

La règle d’or : chaque euro économisé avant le départ, c’est autant de jours de voyage en plus.

Conseil 2 : Travailler pendant le voyage

Voyageur travaillant sur un ordinateur portable dans un café à l’étranger pendant son tour du monde

Travailler en route est l’un des moyens les plus efficaces pour prolonger un tour du monde au-delà de ce que l’épargne seule permettrait.

Le Programme Vacances Travail (PVT)

Le PVT (ou WHV, Working Holiday Visa) autorise les ressortissants français à travailler légalement dans une quinzaine de pays partenaires : Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Japon, Taïwan, Argentine… Il s’adresse généralement aux moins de 35 ans selon les destinations et constitue le cadre légal le plus adapté à un séjour de longue durée. Pour cibler les secteurs qui recrutent, consultez notre sélection des meilleurs jobs en Programme Vacances Travail.

Le volontariat : Workaway, HelpX, WWOOFing

Ces plateformes proposent d’échanger 4 à 6 heures de travail quotidien contre le logement et les repas :

  • Workaway : actif dans plus de 170 pays, abonnement annuel modéré (individuel ou couple) ; bien représenté sur le continent américain.
  • HelpX : environ 20 € pour 2 ans, valable dans 88 pays ; dominant en Australie et Nouvelle-Zélande.
  • WWOOFing : axé sur l’agriculture biologique, adhésion variable selon les pays (jusqu’à ~50 €) ; disponible dans plus de 100 destinations.

Un minimum d’une à deux semaines par hôte est généralement attendu. Ces solutions couvrent deux postes majeurs de dépenses : l’hébergement et la nourriture.

Le freelance et le télétravail

Si votre activité le permet (développement web, rédaction, graphisme, traduction, conseil…), travailler à distance offre la flexibilité maximale. Certains voyageurs couvrent ainsi la totalité de leurs dépenses courantes, voyageant indéfiniment sans entamer leur épargne.

Assurer mon tour du monde en quelques minutes

Conseil 3 : Mobiliser son entourage avec une cagnotte

Groupe d’amis autour d’une table contribuant à une cagnotte de départ en tour du monde

La soirée de départ est une occasion naturelle pour lancer une cagnotte participative : des plateformes dédiées permettent à famille et amis de contribuer facilement au projet. Au-delà de l’aspect financier, c’est aussi le moment de recueillir des conseils pratiques auprès de proches ayant déjà voyagé longtemps : filières d’emploi, contacts utiles sur place, hébergements à éviter ou recommander. Ces échanges valent parfois autant que la somme collectée.

Conseil 4 : Louer son logement pendant l’absence

Appartement meublé prêt à être loué pour générer des revenus pendant un tour du monde

Si vous êtes propriétaire, mettre votre bien en location pendant votre absence génère un revenu mensuel régulier qui peut couvrir une part significative de vos dépenses sur la route. Quelques précisions importantes :

  • Location longue durée : plus stable, moins de gestion à distance, mais potentiellement moins rentable.
  • Location meublée de courte durée : potentiellement plus lucrative selon la ville, mais nécessite un interlocuteur sur place pour gérer les entrées/sorties.
  • Échange de maison : pertinent pour un séjour prolongé dans une seule destination, mais peu adapté à un itinéraire changeant.

Si vous êtes locataire, la sous-location est en principe soumise à l’accord écrit de votre propriétaire en droit français : renseignez-vous avant toute mise en ligne sur une plateforme. Vérifiez également les conditions de votre assurance habitation.

Conseil 5 : Voyager à moindre coût grâce au tourisme solidaire

Auberge de jeunesse conviviale, alternative économique pour réduire le budget d’un tour du monde

Réduire les dépenses en route est aussi décisif qu’épargner avant le départ. Les postes sur lesquels agir en priorité :

  • Hébergement : auberges de jeunesse, couchsurfing, camping ou volontariat (voir conseil 2) plutôt qu’hôtels et appartements meublés.
  • Transports : bus, train et covoiturage pour les trajets régionaux ; l’avion réservé aux grandes traversées continentales incontournables.
  • Alimentation : marchés locaux, cuisines partagées des auberges, restaurants de quartier loin des zones touristiques.
  • Activités : parcs naturels, plages, randonnées et nombreux musées offrant des entrées gratuites ou à prix réduit certains jours.

Adopter cette approche peut diviser par deux le budget journalier et doubler la durée du voyage à budget équivalent.

Conseil 6 : Le prêt, en dernier recours

Entretien avec un conseiller bancaire pour explorer un prêt personnel afin de financer un voyage

Un crédit à la consommation peut compléter un financement déjà bien engagé, mais il reste à utiliser en toute dernière option : les intérêts augmentent le coût total du voyage, et les mensualités de remboursement peuvent peser lourd au retour, notamment si la reprise d’emploi prend du temps. Si vous envisagez cette solution, comparez les taux d’intérêt, la durée, les frais de dossier et les conditions de remboursement anticipé avant de vous engager.


Un bon financement n’est que la première étape. Pour bâtir un itinéraire solide, gérer les visas et préparer votre santé en voyage, retrouvez notre guide complet comment préparer un tour du monde : toutes les étapes.

FAQ

Combien coûte un tour du monde en moyenne ?

Comptez en moyenne autour de 15 000 € pour un tour du monde d’un an, tous postes confondus (transports, hébergement, nourriture, visas, assurance). Ce chiffre varie significativement selon les régions visitées : l’Asie du Sud-Est et l’Amérique latine permettent de vivre avec 30 à 50 € par jour, tandis que l’Australie ou la Scandinavie dépassent facilement 80 à 100 € quotidiens.

Est-il possible de financer un tour du monde sans épargne préalable ?

C’est techniquement envisageable mais risqué. Le PVT, le volontariat (Workaway, HelpX) ou le freelance permettent de s’autofinancer en grande partie sur la route, mais disposer d’un minimum d’épargne couvrant les premiers mois reste recommandé pour démarrer sereinement et faire face aux imprévus.

Quelle est la meilleure solution pour travailler pendant un tour du monde ?

Cela dépend de votre profil et de votre âge. Le PVT (Programme Vacances Travail) est la solution la plus encadrée pour les moins de 35 ans souhaitant travailler légalement dans une quinzaine de pays. Le volontariat (Workaway, HelpX, WWOOFing) est accessible à tous, réduit les frais d’hébergement et de nourriture. Le freelance convient aux profils ayant une activité numérique facilement exercée à distance.

Faut-il une assurance voyage pour un tour du monde ?

Oui, c’est indispensable. En cas d’hospitalisation ou de rapatriement à l’étranger, les frais peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros sans couverture adaptée. Une assurance voyage longue durée prend en charge les soins médicaux, le rapatriement et, selon le contrat, l’annulation ou le vol de bagages. Vérifiez que votre contrat couvre la totalité des destinations prévues et la durée de votre voyage.

Peut-on sous-louer son appartement pendant un tour du monde ?

Si vous êtes locataire, la sous-location est soumise à l’accord écrit préalable de votre propriétaire, conformément à la législation française (loi du 6 juillet 1989). Sans cet accord, vous risquez la résiliation de votre bail. Si vous êtes propriétaire, vous êtes libre de louer votre bien, mais pensez à informer votre assureur habitation et à vérifier les obligations fiscales liées aux revenus locatifs.

Partez bien assuré