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Comment réduire au maximum ses déchets en voyage ?

Anto · 8 mars 2021 · 0 min de lecture

Gourde réutilisable filtrante et couverts en bambou posés sur un sac à dos de randonnée
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Sommaire
  1. Pourquoi vos déchets de voyage ont un vrai impact
  2. La règle des 5 R adaptée au voyage
  3. Refuser ce qui est inutile
  4. Réduire à la source
  5. Réutiliser le plus longtemps possible
  6. Recycler quand c’est possible (et s’adapter à la réalité locale)
  7. Composter les matières organiques
  8. Le kit zéro déchet du voyageur : l’essentiel
  9. Trousse de toilette sans plastique
  10. Pour boire et manger
  11. Vêtements et matériel de voyage
  12. Se loger et s’alimenter avec moins de déchets
  13. Adapter son approche selon la destination
  14. FAQ
  15. Peut-on vraiment voyager “zéro déchet” ?
  16. Quelle est la priorité absolue en matière de déchets en voyage ?
  17. Comment gérer ses déchets dans un pays où il n’y a pas de tri sélectif ?
  18. Les cosmétiques solides sont-ils aussi efficaces que les produits classiques ?
  19. Dois-je emporter plus de choses pour voyager avec moins de déchets ?

Réduire ses déchets en voyage est tout à fait possible sans sacrifier le confort : l’essentiel tient dans la préparation. Quelques accessoires réutilisables, des réflexes simples face aux emballages et quelques choix conscients sur place suffisent à diviser drastiquement votre production de déchets, partout dans le monde.

Pourquoi vos déchets de voyage ont un vrai impact

Le tourisme génère une quantité considérable de déchets plastiques : bouteilles d’eau jetables, couverts en plastique, emballages alimentaires, cosmétiques à usage unique. Dans l’océan Pacifique, l’accumulation de plastiques forme une zone estimée à 1,6 million de km², soit environ trois fois la superficie de la France. Cette pollution est alimentée en partie par les déchets des voyageurs.

Ce n’est pas pour culpabiliser, mais pour comprendre que chaque geste compte, y compris à l’autre bout du monde. Les bonnes habitudes que vous pratiquez au quotidien méritent de voyager avec vous.

Préparer mon voyage sereinement

La règle des 5 R adaptée au voyage

Popularisée par Béa Johnson, spécialiste du mode de vie zéro déchet, la méthode des 5 R structure une démarche cohérente et applicable en voyage comme chez soi : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler, et Composter (Rot en anglais). L’ordre n’est pas anodin : il va de la prévention à la gestion en bout de chaîne.

Refuser ce qui est inutile

Sac plastique à la caisse, paille en plastique dans votre cocktail, brochure touristique que vous ne lirez pas : refusez systématiquement ce dont vous n’avez pas besoin. Un mot d’explication suffit souvent, et les commerçants comprennent très bien, partout dans le monde, que vous cherchez à préserver leur environnement autant que le vôtre. Un tote bag plié dans votre poche remplace tous les sacs plastiques du voyage.

Réduire à la source

Avant de boucler votre valise, posez-vous la question honnête : qu’est-ce qui est vraiment utile ? Moins vous emportez, moins vous consommez. Côté cosmétiques, la forme solide (shampoing, déodorant, dentifrice en pastilles) élimine les petits flacons plastiques et passe sans problème en bagage cabine, sans restrictions liquides. Côté alimentation, viser les marchés locaux et le vrac réduit la quantité d’emballages dès l’achat, tout en soutenant les producteurs locaux.

Réutiliser le plus longtemps possible

C’est le levier le plus efficace au quotidien. Selon la campagne Reset your Habits de la Surfrider Foundation, une seule gourde réutilisable remplace jusqu’à 81 bouteilles plastiques d’1,5 L par personne et par an. Optez pour un modèle filtrant si vous voyagez dans des pays où l’eau du robinet n’est pas potable : vous évitez la contamination et les déchets en même temps.

Des couverts en bambou ou en inox, un bento pour vos repas sur le pouce, un gobelet pliable : ces quelques objets durent des années et éliminent la quasi-totalité de vos déchets de consommation courante. À l’hôtel, demandez simplement à ne pas faire changer vos serviettes chaque jour. C’est une pratique désormais acceptée partout.

Recycler quand c’est possible (et s’adapter à la réalité locale)

Le recyclage arrive en bout de chaîne, après les trois premiers R. Sa faisabilité varie énormément selon les destinations : certains pays disposent d’infrastructures de tri très développées (pays nordiques, Allemagne, Japon), d’autres n’en sont qu’aux prémices. Renseignez-vous avant le départ sur les pratiques locales pour trier correctement, et ne mettez pas dans la poubelle générale ce qui pourrait être trié.

Composter les matières organiques

Si votre hébergement le permet, ou lors d’un bivouac, enterrez les déchets organiques loin des cours d’eau et des sentiers balisés. Certains hébergements éco-responsables proposent un composteur en accès libre. L’application ShareWaste permet de trouver des composteurs collectifs proches de votre hébergement, dans de nombreux pays.

Le kit zéro déchet du voyageur : l’essentiel

Trousse de toilette sans plastique

Remplacez les petits flacons plastiques par leurs équivalents solides : shampoing solide, pain démaquillant, dentifrice en pastilles, déodorant en barre. Ajoutez une brosse à dents en bambou ou à tête interchangeable, des lingettes lavables et des mouchoirs en tissu. Résultat : une trousse souvent plus compacte et plus légère qu’une trousse classique.

Pour boire et manger

  • Gourde réutilisable filtrante : indispensable, surtout en Asie du Sud-Est, en Afrique ou en Amérique latine.
  • Gobelet pliable : pratique en avion, en auberge de jeunesse et pour la cuisine de rue.
  • Couverts de voyage (bambou ou inox) et un bento pour les repas sur le pouce.
  • Paille réutilisable (inox ou verre), glissée dans votre trousse.

Vêtements et matériel de voyage

Résistez à l’achat de vêtements ou d’équipements spécifiques que vous n’utiliserez qu’une fois. Privilégiez l’emprunt, la location sur place ou la seconde main. Côté numérique, une liseuse remplace plusieurs kilos de guides et de romans, et un billet dématérialisé vaut mieux qu’une liasse de papier.

Se loger et s’alimenter avec moins de déchets

Les hébergements éco-responsables proposent souvent des produits de toilette en vrac, pas de bouteilles plastiques en chambre, et un accès facile aux marchés locaux. Loger chez l’habitant permet une immersion réelle, avec des pratiques souvent plus sobres que les grands hôtels de chaîne.

Pour l’alimentation, les marchés locaux sont votre meilleure option : produits non emballés, circuits courts, découverte culinaire authentique. L’application Bulk Finder vous aide à localiser les épiceries en vrac près de votre hébergement dans de nombreux pays. Si vous mangez à emporter, refusez systématiquement les couverts et pailles jetables, même quand on vous les propose automatiquement.

Adapter son approche selon la destination

Un voyage à faible production de déchets est plus facile à réaliser en Europe du Nord qu’en Asie du Sud-Est ou en Afrique subsaharienne, où l’infrastructure de gestion des déchets est parfois très limitée. Cela ne signifie pas baisser les bras, mais adapter ses priorités.

Dans les pays sans tri sélectif opérationnel, concentrez vos efforts sur les deux premiers R : refuser et réduire. Dans des environnements très fragiles (randonnées isolées, zones côtières, réserves naturelles), emporter ses propres déchets non organiques dans un petit sac dédié dans votre sac à dos ne coûte rien et préserve des écosystèmes irremplaçables.

Voyager de façon responsable, c’est aussi préparer son aventure sereinement sous tous les angles. Pour comprendre comment ce souci de cohérence se répercute sur le secteur entier, découvrez comment l’assurance voyage évolue vers un modèle plus responsable. Et si vous souhaitez comprendre pourquoi la couverture que vous choisissez dit aussi quelque chose de vos valeurs, lisez pourquoi une assurance voyage responsable change votre façon de voyager.

FAQ

Peut-on vraiment voyager “zéro déchet” ?

Pas complètement, et c’est important d’être honnête là-dessus. Un voyage n’est jamais à impact zéro. “Zéro déchet” désigne une direction, pas un standard de perfection. L’objectif est de réduire au maximum, pas d’atteindre l’idéal absolu. Chaque bouteille évitée, chaque sac plastique refusé compte vraiment.

Quelle est la priorité absolue en matière de déchets en voyage ?

La gourde réutilisable, sans hésitation. Les bouteilles d’eau jetables représentent la source de déchets plastiques la plus fréquente en voyage. Une gourde filtrante vous suit partout, y compris dans les pays sans eau potable au robinet, et vous évite des dizaines de bouteilles par semaine.

Comment gérer ses déchets dans un pays où il n’y a pas de tri sélectif ?

Focalisez-vous sur les deux premiers R : refuser et réduire, avant même de produire un déchet. Si vous avez des déchets recyclables et que le pays ne dispose pas d’infrastructure adaptée, ramenez-les chez vous dans la mesure du possible. Pour les déchets organiques, enterrez-les loin des points d’eau et des sentiers balisés.

Les cosmétiques solides sont-ils aussi efficaces que les produits classiques ?

Oui, pour la quasi-totalité des usages courants : shampoing, après-shampoing, savon, déodorant, dentifrice. Ils sont plus concentrés, durent plus longtemps, et passent sans aucun problème en bagage cabine (aucune restriction liquides). Le seul effort est de trouver les formules qui conviennent à votre type de peau ou de cheveux, ce qui peut demander quelques essais avant le départ.

Dois-je emporter plus de choses pour voyager avec moins de déchets ?

Non, au contraire. Un kit bien pensé (gourde, couverts, tote bag, cosmétiques solides) est souvent plus léger et plus compact qu’un bagage chargé de produits jetables. Vous emportez moins, vous achetez moins sur place, et vous rentrez plus léger, avec l’envie de faire pareil au prochain voyage.

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