Oui, la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) peut encore être présentée dans un hôpital britannique : l’accord commercial conclu entre le Royaume-Uni et l’Union européenne après le Brexit a maintenu son usage pour les soins jugés nécessaires pendant un séjour temporaire. Mais ce qu’elle couvre au Royaume-Uni n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’elle couvre en Espagne ou en Italie : les soins privés, le rapatriement, l’annulation de voyage et une partie des frais restent à votre charge. C’est cette différence, et non une suppression pure et simple de la carte, qui explique pourquoi tant de voyageurs se retrouvent à payer sur place sans l’avoir anticipé.
Ce que l’accord post-Brexit a réellement changé pour la CEAM
Un protocole qui maintient l’usage de la carte, pas son abandon
Depuis le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni ne fait plus partie du régime européen de coordination de la sécurité sociale. Mais l’accord de commerce et de coopération signé fin 2020 entre Londres et Bruxelles contient un protocole de coordination sociale qui reprend, pour l’essentiel, les règles qui existaient avant le Brexit. Un résident français qui présente sa CEAM valide dans un établissement affilié au NHS continue d’être pris en charge dans les mêmes conditions que les assurés britanniques pour les soins médicalement nécessaires survenant pendant un séjour temporaire.
D’où vient la confusion qui revient chaque année
Sur les forums d’assurés, la question « la CEAM marche-t-elle encore au Royaume-Uni ? » revient avant chaque période de vacances, avec des réponses qui se contredisent d’un fil à l’autre. Certains sites d’assurance écrivent que la carte n’est « plus reconnue » depuis le 31 décembre 2020, quand les sources officielles françaises affirment l’inverse. La réalité se situe entre les deux : la carte fonctionne toujours, mais son périmètre s’est resserré au point de ne plus ressembler à ce que les voyageurs connaissent dans le reste de l’Union européenne.
Ce que le NHS prend en charge avec une CEAM valide
Les urgences, ouvertes à tous sans condition de résidence

Le passage initial aux urgences, ce que les Britanniques appellent l’« A&E » pour accident and emergency, reste gratuit pour toute personne présente sur le sol britannique, quelle que soit sa nationalité, à condition que le voyage n’ait pas eu pour but de venir se faire soigner. Ambulance, service des urgences, centre de soins non programmés : cette partie-là ne change rien pour un touriste français, carte en main ou non.
Les soins médicalement nécessaires pendant un séjour temporaire
Une fois admis comme patient hospitalisé, la logique change. Si le traitement est jugé nécessaire avant votre retour prévu en France et qu’il est dispensé dans le cadre du NHS, et non par un médecin exerçant en privé, la CEAM permet d’être traité comme un patient britannique, sans facture à régler sur place. Le guide officiel britannique précise toutefois qu’une fois le patient accepté comme hospitalisé, ou lors d’un rendez-vous de suivi, des frais peuvent s’appliquer si aucune exemption ne le couvre.
Ce qui reste à votre charge, carte en main
Même pris en charge par le NHS, vous n’échappez pas aux règles qui s’appliquent à n’importe quel patient en Angleterre. Le forfait de prescription, gelé à 9,90 livres sterling par médicament pour l’exercice 2026-2027, s’applique aussi aux porteurs d’une CEAM. Les soins dentaires et optiques suivent leurs propres forfaits. Et si vous consultez un médecin qui facture en privé, par exemple dans une clinique touristique sans convention NHS, la carte ne rembourse rien : toute prescription délivrée dans ce cadre reste à régler vous-même.
Appeler le service commercialCe que la CEAM ne couvre jamais au Royaume-Uni
Le secteur privé et les soins programmés
La carte ne donne accès qu’aux soins dispensés dans le cadre du NHS. Un rendez-vous pris à l’avance pour un motif qui n’est pas une urgence survenue pendant le séjour, un suivi programmé, une opération planifiée, n’est pas couvert sans arrangement préalable avec votre caisse d’assurance maladie. Pour visiter le Royaume-Uni l’esprit tranquille, mieux vaut considérer que seul l’imprévu médical relève de la carte, jamais ce qui était prévisible avant le départ.
Le rapatriement sanitaire et l’assistance restent hors du champ
C’est le point que la CEAM n’a jamais couvert, Brexit ou non : elle ne se substitue pas à une assurance voyage privée, en particulier pour le sauvetage et le rapatriement. Si un accident grave impose un retour organisé vers la France, avec accompagnement médical, ce coût n’entre dans aucune case du NHS ni de l’assurance maladie française.
L’annulation, les bagages, la responsabilité civile
La carte n’a jamais eu vocation à couvrir un vol annulé, une valise perdue entre Paris et Londres ou un dommage causé à un tiers pendant le séjour. Ces garanties relèvent uniquement d’un contrat d’assurance voyage, au même titre qu’aux Canaries, où la carte européenne laisse aussi des trous de couverture.
Pourquoi une assurance voyage reste nécessaire pour partir au Royaume-Uni
Le scénario qui coûte cher : un accident loin de chez vous

Un genou qui lâche sur un trottoir de Londres, une chute de vélo près d’Édimbourg : le passage aux urgences est gratuit, mais la suite, IRM, hospitalisation prolongée, puis un vol retour impossible à prendre seul, peut vite représenter une somme que ni le NHS ni votre sécurité sociale ne prennent en charge en totalité. Le vrai coût d’un accident à l’étranger donne une idée de l’addition quand aucune garantie ne vient compléter la carte.
Ce qu’un contrat construit avec Yupwego ajoute à la CEAM
Nous ne sommes pas un assureur : nous comparons les contrats de nos partenaires, AXA, GROUPAMA, IMA, MUTUAIDE et MGEN, pour construire une couverture selon votre destination, la durée du séjour et votre profil. Pour un voyage au Royaume-Uni, cela veut dire une garantie frais médicaux qui prend le relais là où le NHS facture, un rapatriement organisé en cas de besoin, et une assistance joignable 24h/24 pendant le séjour. La souscription se fait en ligne en deux minutes, et une fois sur place, le voyageur peut accéder à son espace client pour consulter son contrat, retrouver l’ensemble de ses documents et déclarer un sinistre en toute simplicité.
Pour un départ vers Londres, Manchester ou ailleurs au Royaume-Uni, la fiche dédiée au Royaume-Uni détaille les garanties disponibles selon votre profil, et la page assurance rapatriement précise ce point que la CEAM ne traite jamais.
Si vous hésitez encore entre les garanties à prendre pour un voyage en famille outre-Manche, l’article sur l’assurance voyage pour les vacances en famille à la Toussaint détaille les postes à vérifier avant de réserver.
Demander un devis en 2 minFAQ
La carte européenne d’assurance maladie fonctionne-t-elle encore au Royaume-Uni après le Brexit ?
Oui, elle reste reconnue dans les établissements affiliés au NHS grâce au protocole de coordination sociale de l’accord UE-Royaume-Uni, mais seulement pour les soins jugés médicalement nécessaires pendant un séjour temporaire, pas pour les soins privés ni les soins programmés.
Les urgences sont-elles gratuites au Royaume-Uni pour un touriste français ?
Le passage initial aux urgences (A&E) est gratuit pour toute personne présente sur le territoire britannique, quelle que soit sa nationalité. En revanche, une hospitalisation qui suit ou un rendez-vous de suivi peuvent être facturés si aucune exemption ne s’applique.
La CEAM couvre-t-elle le rapatriement en cas d’accident grave au Royaume-Uni ?
Non. La carte n’a jamais couvert le sauvetage ni le rapatriement, que ce soit au Royaume-Uni ou dans n’importe quel pays où elle est valable. Ce risque relève uniquement d’une assurance voyage privée.
Faut-il une assurance voyage pour aller au Royaume-Uni en 2026 ?
Elle n’est pas exigée pour entrer sur le territoire, mais elle reste recommandée : la CEAM ne couvre ni les soins dans le secteur privé, ni le rapatriement, ni l’annulation du séjour, des frais qui peuvent vite dépasser le budget prévu pour le voyage.
Que faire si j’ai oublié ma CEAM avant de partir au Royaume-Uni ?
Votre caisse d’assurance maladie peut délivrer un certificat provisoire de remplacement, valable dans les mêmes conditions que la carte. À défaut, un remboursement reste possible au retour en France, sur présentation des factures, mais seulement sur la base des tarifs français.





